quelques dates .....

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quelques dates .....

Message par mini le Ven 7 Aoû - 0:52

Histoire de France : année 1515

(Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)





L'Alliance de la France et de l'Angleterre est confirmée pour la vie des deux rois. L'archiduc Charles, devenu majeur, fait avec le roi un Traité d'alliance perpétuelle, sans en consulter ni l'empereur ni Ferdinand : Claude qui lui avait été promise, ayant épousé François Ier, le mariage de Renée, fille puînée de Louis XII, est arrêté avec ce prince, sans intention de la part du roi de France, dit Guichardin, d'accomplir ce mariage qui eût rendu l'archiduc trop puissant ; car, lorsque la duchesse Anne épousa Louis XII, les Bretons, qui souhaitaient avoir un prince particulier, avaient stipulé que, si l'aîné des enfants de cette princesse devenait roi de France, son puîné aurait le duché de Bretagne ; et le cas était arrivé, puisque l'aînée était reine de France.

François Ier rentre en Italie, où il n'avait d'alliés que les Vénitiens : il fallait pour cela qu'il passât par la Savoie ; mais les ducs attachés alors à nos rois, qui dans leur dernière minorité y avaient disposé du gouvernement, privés d'ailleurs de commerce, d'argent et de forces, et ne possédant encore ni le Montferrat, ni le marquisat de Saluces, et n'ayant aucune place fortifiée, auraient eu peine à nous disputer le passage des Alpes, à moins qu'ils n'eussent été appuyés comme ils le furent depuis. Il établit, avant de partir, madame d'Angoulême, sa mère, régente du royaume : il tente de nouveau la conquête du Milanais, qui n'était défendu que par les Suisses.

Bataille de Marignan, qui dura deux jours, le 13 et le 14 septembre, gagnée contre les Suisses par François Ier, qui y fit des prodiges de valeur. On négocia d'abord avec les Suisses, et François Ier s'efforça par tous les moyens de les faire rentrer dans son alliance. Mais une seconde armée de ces montagnards venait de descendre en Italie, demandant impatiemment la guerre et le pillage, et le cardinal de Sion, en s'appuyant sur ces nouveaux venus, eut bientôt ramené les autres sous la bannière de Sforza. « Prenez vos piques, leur criait-il ; battez vos tambours, et marchons sans perdre de temps pour assouvir notre haine sur ces Français et nous abreuver de leur sang », écrit Guicciardini dans son Histoire d'Italie.

A ce cri de guerre, les Suisses, au nombre de trente-cinq mille, s'ébranlent et sortent de Milan, pour aller au-devant du roi de France, dont les quartiers touchaient presque aux murs de cette capitale. C'était une mauvaise position que celle des troupes françaises en avant de Marignan, à San-Donato et Sainte-Brigitte ; mais on ne s'attendait pas à y être attaqué. Aussi les Suisses, arrivés au déclin de ce jour du 13 septembre, commencèrent par tout renverser devant eux.

Ni les coups d'une batterie dirigée par le fameux Pietro Navarro, passé au service de France, ni les charges impétueuses de la gendarmerie ne les arrêtèrent ; et, après quatre heures de combat, à la lumière de la lune, tout ce que purent gagner les Français fut de se replier sur une meilleure position, et de relever leurs batteries, en attendant le jour. C'est alors que, selon le langage de Martin du Bellay, « coucha le roi toute la nuist, armé de toutes ses pièces, hormis son habillement de teste, sur l'affust d'un canon. Et demanda à boire, ledit seigneur, ajoute Fleuranges dans ses Mémoires, car il étoit fort altéré ; et y eut un piéton qui lui alla querir de l'eau qui étoit toute pleine de sang... »

Le lendemain, dès la pointe du jour, les Suisses revinrent à la charge avec plus de fureur que la veille ; mais les Français étaient mieux préparés à les recevoir, et ce fut en vain qu'ils assaillirent chacune des entrées du camp l'une après l'autre. Tous leurs efforts pour s'emparer de l'artillerie qui éclaircissait leurs rangs étaient inutiles ; la cavalerie ne cessait de charger sur leurs flancs, et déjà ils commençaient à chanceler, lorsque retentit le cri de guerre des Vénitiens : Saint Marc ! saint Marc ! et que parut l'Alviane avec une faible avant-garde, qui fut prise pour toute son armée.

Les Suisses n'osèrent pas l'attendre, et se replièrent en bon ordre vers Milan. Plus de douze mille d'entre eux, mais aussi plus de six mille Français, étaient couchés sur le champ de bataille. Ainsi finit la fameuse journée de Marignan, ce combat de géants, comme l'appelait le vieux maréchal de Trivulce, qui avait assisté à dix-huit batailles rangées et estimait qu'à l'exception de Marignan, elles étaient des jeux d'enfants. Cette victoire rend le roi maître du Milanais : Maximilien Sforza lui en fait la cession, et se retire eu France, où il mourut de même que son père Ludovic. Le roi s'était fait armer chevalier par Bayard. Les Génois se déclarent pour le roi.

On lit dans les Mémoires de Bayard que « le soir du vendredi, auquel finit la bataille à l'honneur du roi de France, fut joie démenée parmi le camp, et en parla-t-on en plusieurs manières, et s'en trouva de mieux fesans les uns que les autres. Mais sur tous fut trouvé que le bon chevalier [Bayard], par toutes les deux journées, s'étoit montré tel qu'il avoit accoutumé en autres lieux où il étoit en pareil cas. Le roi le voulut grandement honorer, car il prit l'ordre de chevalerie de sa main. Il avoit bien raison, car de meilleure ne l'eût sçu faire ». François Ier conféra à son tour le même honneur au brave Fleuranges.

Le pape, effrayé des succès du roi, fait sa paix avec lui ; il voit ce prince à Bologne, et là furent jetés les fondements du concordat, qui fut confirmé l'année suivante au concile de Latran. Le roi rentre en France, et laisse le connétable de Bourbon lieutenant général du Milanais. Il établit un parlement à Milan, à l'instar de celui de Paris : Jean de Selve en fut premier président. Le roi regagne une partie des Suisses. Henri VIII, excité par le cardinal de Wolsey, ennemi de François Ier, engage l'empereur Maximilien à entrer en Italie. Ce prince y fit en effet quelque tentative l'année suivante, mais sans aucun succès.

Décret du sénat de Venise, qui déclare François Ier et tous les princes de la maison de Valois nobles vénitiens. Ce fut à l'occasion de la guerre d'Italie que commença à s'introduire la vénalité des charges, plutôt par le fait que par le droit, car nous ne connaissons point de loi à ce sujet de ce temps-là ; et même longtemps depuis François Ier on faisait encore serment au parlement de n'avoir pas acheté son office, ce qui fut sagement aboli en 1597 par arrêt du parlement.

Erection du comté d'Angoulême en duché-pairie, le ressort réservé au parlement de Paris.

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Message par MasH le Ven 7 Aoû - 3:17

king


Ca faisait des année que je croyais que 01515 était le code postale de la ville de marignan Laughing

Ca fait du bien de réviser n'empeche merci mini Wink

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Message par mini le Dim 9 Aoû - 23:10

Smile de rien la culture n'as jamais tué personne

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Dim 9 Aoû - 23:23

9 aout 1945 : Nagasaki , la bombe FAT MAN était larguée



vidéo visible que si vous avez un compte, elle peut choquer les ames sensibles

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Dim 9 Aoû - 23:24

Après 10 minutes de vol, le commandant Ashworth active la bombe en chargeant les fusibles et ordonne de ne pas descendre en dessous de 1500 mètres pour éviter une détonation accidentelle. Les trois avions se donnent rendez-vous au-dessus de l'île de Yakushima. Mais, à l'endroit convenu, Bockscar ne rencontre que The Great Artiste. Pendant près d'une heure, les deux bombardiers patientent en tournant au-dessus de l'île. Bosckscar reçoit les informations météorologiques envoyées par les avions de reconnaissance. Des nuages couvrent Kokura, mais le bombardement de la ville demeure théoriquement possible.

The Big Stink, le troisième avion n'apparaît toujours pas. Bocskcar et The Great Artiste se dirigent alors vers Kokura. Arrivé au-dessus de la ville vers 10h20, l'équipage de Bockscar s'aperçoit que les nuages empêchent le bombardement. Après trois survols de Kokura, les deux avions mettent le cap sur Nagasaki, la seconde cible, pour procéder à un bombardement visuel des principales usines de la ville. Bockscar doit cependant faire face à un probème : il ne dispose pas assez de carburant de réserve.

À 7h50, les autorités japonaises détectent les avions américains en vol et donnent l'alerte à Nagasaki. Hélas, elles commettent exatement la même erreur qu'à Hiroshima et lèvent rapidement l'alerte vers 8h30. Quand les avions apparaissent au-dessus de la ville à 10h56, les Japonais pensent toujours qu'il s'agit d'avions de reconnaissance.

Peu avant l'explosion de Fat Man, The Great Artiste est allé en fait larguer à l'aide de parachutes des messages à destination du professeur Ryukochi Sagane, un physicien spécialisé dans le nucléaire qui a travaillé avec trois membres du projet Manhattan (programme nucléaire militaire américain), accompagnent l'équipement parachuté. Les textes lui demandent d'avertir le public japonais au sujet des dangers de la bombe atomique. Ces lettres n'ont été retrouvées qu'à la fin de la guerre.

À 11h02, une percée dans les nuages sur Nagasaki permet au bombardier Bockscar de viser la zone prévue, une vallée avec des industries. Fat Man, 3,25 m de long, 1, 52m de diamètre et 4 545 kg, est larguée. Elle explose à quelques cinq cents mètres d'altitude. La déflagration a lieu entre les deux cibles potentielles : l'usine d'aciérie et d'armement de Mitsubishi au nord et l'usine de torpilles Mitsubishi-Urakami au sud.

Trois ondes de choc secouent les deux avions. Toutefois, The Great Artiste continue sa mission scientifique autour de Nagasaki pendant que Bockscar se dirige vers le sud. Le retour vers Tinian ne se fait pas sans encombre. A court de carburant, Bockscar ne peut que se poser d'urgence. Il décide d'atterrir à Okinawa. C'est quasiment en planant que le bombardier arrive sur la piste, un moteur s'est déjà arrêté en vol. Une vingtaine de minutes plus tard, The Great Artiste atterrit à son tour accompagné de The Big Stink qui s'est rendu à Nagasaki pour prendre des photos.

Les trois avions font le plein de carburant et retournent à Tinian où ils arrivent à 23h30. Grâce aux dizaines de minutes passées à attendre The Big Stink, Kokura a échappé au bombardement. C'est Nagasaki qui paie le prix fort du mauvais temps. On estime le nombre de victimes à 80 000 sur une population de 250 000 habitants.

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Message par mini le Dim 9 Aoû - 23:37

le 6 aout 1945 , 3 jours avant c'était Hiroshima qui évait été bombardé avec "little boy"


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Message par MasH le Lun 10 Aoû - 0:48

Qu'on me dise apres que l'humain est fondamentalement bon.....

Attention la première vidéo est vraiement dure...

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Message par stalker le Lun 10 Aoû - 4:58

Merci Mini pour ce rappel ..... j'ai mis un post la dessus à côté ...... oui je sais j'y crois encore à la rédemption des jec onniens Embarassed
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Message par mini le Mar 11 Aoû - 3:44

de rien , c'est aussi une piqure de rappel egoiste

malgré cela , de lire ou d'entendre dire il faut laisser ça en paix, ne pas remuer les choses ect... me laisse perplexe

qu'est-ce qui les dérangent , le fait de parler de l'atrocité de cet évènements où le fait de mettre sur le doigt sur la pourriture et ce que l'humain a de plus abject ?? je ne sais pas, quoiqu'il en soit chacun pensent ce qu'il veut , moi ma réflexion est justement de ne pas oublier tout ça pour avoir a l'esprit que tout peut un jour recommencer et en bien plus important


bref je le dis ici , je ne le dirais pas a coté , contrairement a toi stalk' je ne crois pas en les ****** (c'est pas français tout ça ) et surtout que dire ce que l'on pense n'amène rien de bon et j'ai pas envie de perdre du temps avec des gens imbus de leurs petites personnes .....

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Message par stalker le Mar 11 Aoû - 4:02

Oui j'ai compris ..... c'est pour cela que dans mon post je t'ai juste fait un clin d'oeil et je ne t'ai pas cité ..... pas osé Embarassed

De toutes façons on m'a fait buguer mon post à côté alors comme ça c'est réglé .... dommage je trouvais que certaines interventions étaient intéressantes.
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Message par mini le Mar 11 Aoû - 4:25

bin a vrai dire j'ai vu ton ptit clin d'oeil , je préfère l'ombre a la lumière c'est clair , pis de toutes façons on aurait encore pensé de moi que j'étais une merdeuse donc Very Happy


pour le bug , des ptits plaisantins qui savaient pas quoi faire on vas dire

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Message par stalker le Mar 11 Aoû - 9:03

mini a écrit:bin a vrai dire j'ai vu ton ptit clin d'oeil , je préfère l'ombre a la lumière c'est clair , pis de toutes façons on aurait encore pensé de moi que j'étais une merdeuse donc Very Happy


pour le bug , des ptits plaisantins qui savaient pas quoi faire on vas dire

Moi j'aime bien les merdeuses sur mes posts Embarassed
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Message par mini le Mar 11 Aoû - 9:04

Very Happy trop tard suis en schtroumpf pirat

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Message par stalker le Mar 11 Aoû - 9:16

mini a écrit:Very Happy trop tard suis en schtroumpf pirat


Question
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Message par mini le Jeu 20 Aoû - 3:52

TCHERNOBYL

Le 26 avril 1986, l'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, libérant soudainement dans l'atmosphère d’énormes quantités de particules radioactives. Pourtant, trois jours après, le gouvernement du président Gorbatchev n'avait toujours pas annoncé l'accident au public. Alertés par un taux de radioactivité dans l'air anormalement élevé, des observateurs suédois découvrirent un point chaud à l'endroit exact de la centrale nucléaire de Tchernobyl ; ce n’est qu'à la suite des déclarations du gouvernement suédois que l'Union soviétique, le 28 avril au soir, informe le monde.


En quelques semaines, le nuage radioactif recouvre près de 40% de la superficie de l'Europe, avec du césium 137 notamment. Avec le temps, on estime que le nuage a fini par envelopper tout l'hémisphère nord. Les conséquences sanitaires de cette catastrophe sont très difficiles à évaluer, tant l’opacité et le mensonge règnent sur le nucléaire à tous les échelons: on se souvient, bien sûr, du mensonge de l'Etat français sur le nuage radioactif prétendument arrêté à nos frontières.

Mensonges d'Etat

Mais le mensonge et la dénégation ont surtout été orchestrés, au niveau international, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) elle-même: sous la domination de l’Agence internationale de l'énergie atomique, l’OMS n’a eu de cesse de minimiser l’impact de la catastrophe (l'accord de 1959, toujours en vigueur, oblige l’OMS à se concerter avec l’AIEA pour régler tout différend « d’un commun accord »), ramenant le bilan officiel à quelques dizaines de morts directes et quelques milliers de cancers. Or, une étude récente, se fondant sur le fait que pas moins de 600000 liquidateurs sont intervenus sur le réacteur pour le refermer tant bien que mal et qu’au moins 2 milliards de personnes ont été touchées par les retombées radioactives, évalue le nombre de victimes à plus de 200000.

La dénégation de l’OMS et de l’AIEA est d’autant plus révoltante qu’il est parfois simple de venir en aide aux victimes de Tchernobyl, surtout quand il s’agit de remèdes aussi simples que la distribution de pectine, qui permet de réduire la radioactivité ingérée. Hélas, loin d’être une affaire classée, la catastrophe de Tchernobyl voit ses conséquences sanitaires s'alourdir d'année en année, avec son lot de cancers et de malformations, chez les adultes et les enfants. Aujourd'hui encore, des millions des gens continuent de vivre dans les zones les plus touchées et à consommer des produits agricoles contaminés, en particulier par le césium 137, entraînant une baisse importante de leur espérance de vie, que les autorités ukrainiennes attribuent à un «état dépressif», consécutif à la chute de l’Union soviétique… Aujourd'hui, dans les régions contaminées de Biélorussie, 85% des enfants sont malades !

Plaie béante

Concernant Tchernobyl, le premier des combats est celui pour la reconnaissance des victimes. Cela passe notamment par le fait de porter la revendication de l’abrogation de l’accord liant l’OMS à l'AIEA. L’aide directe aux victimes est également importante1. Un autre Tchernobyl est toujours possible, même de nos jours, en Europe: rappelons qu'à l’été 2006, l’accident nucléaire n’a été évité que d’extrême justesse dans la centrale suédoise censée être « la plus sûre au monde » et où, d’après Lars-Olov Höglund, l’ancien responsable de la centrale nucléaire de Forsmark, seul « le hasard a évité qu’une fusion du cœur ne se produise ».

Voila pourquoi il nous faut combattre la folie du nucléaire qui, partout, met des vies en danger: des mines d’extraction du Gabon et du Niger aux tentatives d’enfouissement des déchets dans la Meuse, le nucléaire fait peser sa menace sur toute la planète. Plus de 400 réacteurs nucléaires sont encore en activité dans le monde, et ils vieillissent mal, du fait des économies sur la maintenance, du recours à la sous-traitance, etc. Cette industrie, intrinsèquement dangereuse, le devient de plus en plus sous les attaques des financiers, qui s’emparent des centrales pour les rendre plus rentables. Les populations et les salariés des centrales sont, dans ce contexte, de plus en plus menacés. Tchernobyl est la plaie béante de cette macabre industrie, qu’il nous faut combattre partout où elle est présente.



attention cette vidéo contient des images dures


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Message par MasH le Jeu 20 Aoû - 4:02

A l'argument que les nuages radioactifs s'arrete aux frontières, ils faut quand meme répondre que des scientifique qui faisait des recherches dans le Loch Ness (le lac écossais ou vivrait peut être Nessie), des scientifique donc on retiré des carotte de terres du fond du lac, pour étudier les strates, les couches de terres, de vases de téguments....

Et bien sur ces carotte sont tres clairement visibles tout les essais nucléaire et les accident nucléaire! Tchernobyl a laissé une bonne trace d'ailleurs!

Donc si c'est visible au fond d'un lac en écosse comment se fait t'il qu'il se soit arréter a la frontière allemande ?? Rolling Eyes

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Message par mini le Jeu 20 Aoû - 4:09

je rajouterais quelques petites choses après , justement sur le nuage ect.... mais je voulais pas faire trop pâté

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Re: quelques dates .....

Message par MasH le Jeu 20 Aoû - 4:15

ok Smile a ton rythme Mini t'en fais pas Wink

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Re: quelques dates .....

Message par stalker le Jeu 20 Aoû - 8:39

MasH a écrit:A l'argument que les nuages radioactifs s'arrete aux frontières, ils faut quand meme répondre que des scientifique qui faisait des recherches dans le Loch Ness (le lac écossais ou vivrait peut être Nessie), des scientifique donc on retiré des carotte de terres du fond du lac, pour étudier les strates, les couches de terres, de vases de téguments....

Et bien sur ces carotte sont tres clairement visibles tout les essais nucléaire et les accident nucléaire! Tchernobyl a laissé une bonne trace d'ailleurs!

Donc si c'est visible au fond d'un lac en écosse comment se fait t'il qu'il se soit arréter a la frontière allemande ?? Rolling Eyes

Heuuuuuu parce que les Allemands ont tous secoué en même temps leurs mouchoirs en direction de l'Écosse ? Rolling Eyes
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Re: quelques dates .....

Message par mini le Sam 22 Aoû - 9:36






LES CAUSES DE LA CATASTROPHE

L'accident s'est produit lors d'un exercice qui avait pour but de prouver que l'on pouvait relancer la centrale d'elle même suite à une perte totale du réseau électrique. L'objectif était d'utiliser l'énergie cinétique du turbo-alternateur pour relancer les pompes de recirculation primaires.

Une expérience était en cours sur le réacteur n° 4, pour tester l'alimentation électrique de secours qui permet au réacteur de fonctionner en toute sécurité pendant une panne de courant. La puissance thermique[5] du réacteur avait été réduite de 3 200 MW à 1 000 MW dans le cadre de ce test dans la nuit du 25 au 26 avril.

L'accident s'est alors produit suite à une série d'erreurs commises par les techniciens de la centrale. Les opérateurs ont notamment violé des procédures garantissant la sécurité du réacteur et donc de la centrale. Enfin, depuis sa mise en service en 1977, la centrale est dirigée par Viktor Petrovitch Brioukhanov, un ingénieur en thermodynamique et non un spécialiste du nucléaire. Il fait partie d'une génération d'hommes promus grâce à « leur volontarisme militant, qui consistait d'abord et avant tout à remplir et dépasser le plan de production, nonobstant le respect des normes de construction ou de sécurité. »

Suite à l'accident, de grandes quantités de radioisotopes, radioactifs (et pour certains, extrêmement toxiques de surcroît), ont été libérées dans l'atmosphère. L'accident qui s'est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur n°4 est ainsi classé au niveau le plus élevé (le niveau 7) dans l’échelle INES qui mesure la gravité des accidents nucléaires.

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Sam 22 Aoû - 9:38

CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS


* 25 avril 1986, 13 h 05 : Dans le cadre de l'expérience prévue, la puissance du réacteur est stabilisée autour de 1 600 MW.
* 23 h 10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon-135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
* 26 avril 1986, entre 01 h 03 et 01 h 07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.
* 01 h 19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.
* 01 h 23 : L'essai prévu commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire.
* 01 h 23 et 40 s : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet : en effet, le réacteur est déjà bien trop chaud, ce qui a déformé les canaux destinés aux barres de contrôle ; celles-ci ne sont descendues qu'à 1,50 m au lieu des 7 m normaux.
* 01 h 23 et 44 s : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur centuple. »[6] Les 1 200 tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc.

Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé.

Les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1 h 30, ne saisissent pas immédiatement l'ampleur de la catastrophe. Ce dernier appelle le ministère de l'Énergie à 4 h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est probablement pas endommagé. »[3]. Il reçoit pour ordre de maintenir le refroidissement par eau du réacteur; cet ordre, que Brioukhanov persistera à appliquer toute la journée, n'aura pour effet que de libérer plus de radio-éléments dans l'atmosphère et de noyer les installations souterraines communes aux réacteurs 3 et 4, menaçant gravement le fonctionnement et l'intégrité du réacteur 3. L'ingénieur en chef responsable du réacteur 3 prendra, au cours de la journée et contre les directives de Brioukhanov, la décision de faire passer ce réacteur en arrêt à froid, permettant ainsi de le sauver d'une destruction certaine, au vu de la destruction progressive des installations.

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Re: quelques dates .....

Message par Admin le Sam 22 Aoû - 10:54

Sad pas beau tout ca Sad

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Lun 24 Aoû - 6:59

non du tout, et les conséquences seront présentes encore pendant des années

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Lun 24 Aoû - 7:01

La lutte contre l'incendie

Afin d'éteindre l'incendie, Brioukhanov appelle simplement les pompiers. Ceux-ci, venus de Pripyat, située à 3 km de la centrale, interviennent sur les lieux sans équipement particulier. Cependant, les matières nucléaires ne peuvent être éteintes avec de l'eau. Les pompiers, gravement irradiés, sont évacués et mourront pour la plupart. Les témoignages sur leur souffrance et les conditions de leur mort ont été recueillis par la journaliste biélorusse Svetlana Alexievitch[7].

Le principal danger de l'incendie est que les dégâts qu'il occasionne à la structure risquent de provoquer l'effondrement du magma en fusion (corium) dans les parties souterraines qui sont noyées. Un contact entre l'eau et le réacteur en fusion provoquerait une explosion qui disperserait d'immenses quantités de matière radioactive. Des plongeurs sont envoyés afin de fermer les vannes et installer un système de pompage pour vider les salles noyées. L'incendie finira par être éteint par projection dans le brasier de sacs de sable et de plomb depuis des hélicoptères.

L'étouffement du cœur du réacteur en fusion (26 avril - 14 mai 1986)

L'incendie éteint, les techniciens de la centrale prennent conscience de l'étendue des dégâts provoqués par la retombée du toit sur le réacteur, qui est désormais fissuré. Le graphite toujours en combustion, mélangé au magma de combustible qui continue de réagir, dégage un nuage de fumée saturé de particules radioactives.

Il faut donc au plus vite étouffer la réaction nucléaire incontrôlée. Ce n'est qu'ensuite que le réacteur pourra être isolé par un sarcophage.

La première opération est réalisée grâce à un ballet d'hélicoptères militaires de transport mené par plus de mille pilotes. Il s'agit de larguer dans le trou béant 5 000 tonnes de sable, d'argile, de plomb, de bore, de borax et de dolomite, un mélange qui permettra de stopper la réaction nucléaire et d'étouffer l'incendie du graphite afin de limiter les rejets radioactifs. La mission est difficile, car elle consiste à larguer les sacs à une hauteur de 200 m dans un trou de 10 m de diamètre environ, et ceci le plus vite possible, car malgré l'altitude les personnes reçoivent 15 röntgens en 8 secondes (3 000 fois la dose maximale tolérée par an en France pour une personne). Dans la seule journée du 30 avril, 30 tonnes de sable et d'argile sont ainsi déversées sur le réacteur.

Sur le toit et aux alentours immédiats de la centrale, une cinquantaine d'opérateurs sont chargés dans les premiers jours suivant la catastrophe de collecter les débris très radioactifs. Chaque opérateur ne dispose que de 90 secondes pour effectuer sa tâche. Il est exposé à cette occasion à des niveaux de radiations extrêmement élevés dont ne le protègent guère des équipements de protection dérisoires, principalement destinés à l’empêcher d’inhaler des poussières radioactives. Un grand nombre de ces travailleurs en première ligne ont développé par la suite des cancers et sont morts dans les années qui ont suivi. Il a été fait appel à des hommes, on les surnommera les biorobot, car les robots télécommandés français, suisses et allemands sont tous tombés en panne à cause des niveaux de radiation exceptionnellement élevés ; on les appellera les liquidateurs.

Cependant, le réacteur est toujours actif et la dalle de béton qui le soutient menace de se fissurer. Plus grave, l'eau déversée par les pompiers pour éteindre l'incendie a noyé les sous-structures, menaçant ainsi l'intégrité et le contrôle des 3 autres réacteurs de la centrale. Le Professeur Vassili Nesterenko, éminent scientifique nucléaire russe, diagnostique que si le coeur en fusion atteint la nappe d'eau accumulée par l'intervention des pompiers, une explosion de vapeur est susceptible de se produire et de disséminer des éléments radioactifs à une très grande distance. En effet, la fusion du combustible et des structures métalliques a formé un corium sur le plancher situé sous le réacteur. L'évacuation de la population est recommandée et une nouvelle équipe de pompiers envoyée pour évacuer cette eau en ouvrant les vannes de vidange de la piscine de suppression située sous le plancher de la cavité du réacteur. Ceux-ci travailleront toujours sans protection et y laisseront leur vie.

Sous le cœur du réacteur en fusion, la dalle de béton menace de fondre. Au cours de la seconde quinzaine de mai, on fait appel à environ 400 mineurs des mines des environs de Moscou et du bassin houiller du Donbass pour creuser un tunnel de 167 mètres de long menant sous le réacteur[8] afin d'y construire une salle. Un serpentin de refroidissement à l'azote doit y être installé pour refroidir la dalle de béton du réacteur. Les mineurs travaillent 24 heures sur 24 dans des conditions très difficiles dues à la température élevée et au niveau très important de radiation (le débit de dose à la sortie du tunnel est d’environ 200 röntgens par heure)[6]. Leur sacrifice sera quasiment vain car le circuit de refroidissement ne sera jamais installé et finalement remplacé par du béton.

Grâce à ces travaux, le niveau de radiation baissera momentanément avant de s'élever à nouveau. Ce n'est que le 6 mai que la radiation absorbée en 8 secondes chute enfin à 1,5 röntgen. Après cette date, ce sont encore 80 tonnes de mélanges qui seront déversées. Valeri Legassov, un haut fonctionnaire soviétique chargé des questions nucléaires, se suicide en voyant la manière dont l'accident a été géré par les autorités, et publie à titre posthume un article dans la Pravd

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Re: quelques dates .....

Message par mini le Mar 25 Aoû - 23:20

Écroulement final du cœur

Le 6 mai, l'émission du réacteur tombe en moins de vingt minutes à 1/50 de sa valeur précédente, puis à quelques curies par jour.

L'explication n'en sera connue qu'en 1988, suite aux forages horizontaux faits à cette date à travers le bloc 4 par l'institut Kurtchatov : le fond du réacteur avait cédé d’un coup, et le cœur fondu en lave liquide s’était écoulé puis définitivement solidifié 20 m plus bas dans les infrastructures, dans la piscine de suppression de pression qui avait heureusement été vidée



La réalisation du sarcophage et la décontamination de la zone (14 mai 1986 – décembre 1988)


Dans les mois qui ont suivi, plusieurs centaines de milliers d'ouvriers (600 000 environ), les « liquidateurs » sont venus d'Ukraine, de Biélorussie, de Lettonie, de Lituanie et de Russie pour procéder à des nettoyages du terrain environnant. Leur protection individuelle contre les rayonnements était très faible, voire nulle. La décontamination était illusoire dans la mesure où personne ne savait où transférer le terrain contaminé.

Selon Viatcheslav Grichine, membre de l'Union Tchernobyl, principale organisation des liquidateurs, sur 600 000 liquidateurs, « 25 000 sont morts et 70 000 restés handicapés en Russie, en Ukraine les chiffres sont proches et en Biélorussie 10 000 sont morts et 25 000 handicapés.»


L'évacuation tardive des populations

Le 26 avril 1986, la population locale n’est pas prévenue de l'accident et poursuit ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières. Ainsi à Pripyat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale. Un film argentique amateur d'époque montre de manière très flagrante que Pripyat est déjà contaminée gravement : la radioactivité y a formé de nombreux flashs blancs au rythme de plusieurs par seconde.

L'évacuation débute le 27 avril et les 45 000 habitants de Pripyat sont les premiers concernés. Ils n'ont été informés que quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de n'emporter que le strict minimum et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Emmenés par l'armée, ils sont hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même gravement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) commencent à apparaître déjà chez beaucoup d'entre eux.

Au début du mois de mai, les 115 000 personnes habitant dans un rayon de 30 km autour du site sont évacuées, opération qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4 000 roubles par adulte et 1 500 roubles par enfant. Les évacuations touchent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants à la fin de l'année 1987, est créée ex nihilo.

Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d'entre-elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d'un suivi médical et de primes de risque. Il y a eu 50 000 personnes évacuées de Pripyat.

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